Wednesday, May 14, 2008

Pourquoi les blogs et Facebook sont des parodies de communauté

"The Internet is an essentially gnostic, disembodied medium: You can dispense ideas through it, but not sacraments, community, or ­embodiment."
- Jason Byassee, "Not Your Father’s Pornography" First Things Janvier 2008
Tout cela pour dire que je suis pas certain de continuer à écrire sur mon blogue (absence de véritable communauté et aussi, je dois dire, manque de temps). Mais j'aimerais participer à un blog collectif chrétien québécois, si ça existe, où il y aurait un véritable échange intellectuel et théologique sur notre identité/situation en tant que protestants évangéliques francophones québécois (d'ailleurs, y a-t-il vraiment une identité évangélique québécoise ou bien uniquement des succursales de confessions évangéliques issues des États-Unis et du reste du Canada? Ne sommes-nous pas colonisés, sans littérature significative, sans revue importante et sans une réelle vie intellectuelle et culturelle évangélique issue de notre contexte?)

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Saturday, March 08, 2008

Meilleurs livres lus en 2007 - suite et fin

Voici la suite probablement tant attendue (!) de ma liste des livres préférés que j'ai lu en 2007. J'indique sous chaque titre la raison pour laquelle j'ai aimé ce livre:
8- Thomas De Koninck, De la dignité humaine (PUF, 2002)
Pour sa défense d'un humanisme universel, pour sa critique des défenseurs de l'avortement et pour son écriture riche et en même temps accessible.
7- John Saul, Réflexions d'un frère siamois (Boréal, 1999)
Ce livre m'a montré combien je ne connais rien du Canada et de son projet initial de faire une nation avec deux peuples fondateurs. M'a montré en quoi la vision nationale canadienne peut être intéressante. Je ne suis pas convaincu totalement (il me semble que ce rêve canadien est un échec puisque les minorités françaises hors Québec ont été quasiment assimilées), mais fait réfléchir. Excellente critique du nationalisme négatif présent souvent au Québec et dans l'Ouest.
6- David Bentley Hart, The Beauty of the Infinite: The Aesthetics of Christian Truth (Eerdmans, 2004)
Ce jeune théologien orthodoxe américain, influencé Grégoire de Nysse, Hans Urs von Balthasar et John Milbank - d'excellents enseignants à avoir! - est déjà considéré par plusieurs comme un des plus grands théologiens vivants. Et en effet quel souffle, quelle érudition, quelle capacité à utiliser l'ironie pour critiquer les idées qu'il combat! Un livre qui nous faire réfléchir et même rire par moment (c'est rare pour un livre de théologie!). Par contre, difficile à comprendre à l'occasion
5- Irène Fernandez, C.S Lewis: Mythe, raison ardente (Ad Solem, 2005)
Livre splendide qui montre comment Lewis, grâce à sa foi chrétienne, tient ensemble à la fois la conscience mythique et la raison (les illuminés rejetent la raison, les rationalistes rejetent le mythe). Montre bien également l'analyse critique que fait Lewis de l'ontologie naturaliste.
4- Jean Baudrillard, La société de consommation (Gallimard, 1970)
C'est la première fois que je lis Baudrillard, le célèbre sociologue dit "postmoderne". Une critique sarcastique et féroce des mécanismes de la société de consommation. Ses analyses des publicités sont brillantes et souvent hilarantes. J'ai lu ce livre juste avant un show de Roger Waters donc j'imagine que l'esprit sixties dans lequel je me trouvais a influencé l'appréciation que je donne à cet ouvrage...
3- Jean-Claude Michéa, Impasse Adam Smith: Brèves remarques sur l'impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche (Flammarion, 2006 (2002))
Michéa est présentement mon essayiste préféré. Il effectue ici une critique radicale à la fois de la pensée gauchiste et de la pensée de droite, les deux étants obnibulés par l'idée du Progrès et de la modernisation du monde (modernisation continue des moeurs pour la gauche, modernisation économiciste continue pour la droite). Il renoue à la fois avec les premiers socialistes et les anciens conservateurs (d'où sont adhésion, tout comme Orwell, à un "anarchisme tory") dans leur respect des traditions morales, de l'esprit du don et de la convivialité, contre l'industrialisation à outrance, quelle soit libérale-capitaliste ou marxiste. Si le terme "anarchisme conservateur" a un avenir, ce sera grâce à Michéa. En tout cas, comme dit Criquette dans Le Coeur a ses raisons, "moi, j'y crois".
2- Henri de Lubac, Catholicisme: les aspects sociaux du dogme (Cerf, 1938)
De Lubac est un géant de la théologie catholique du XXe siècle (il a eu une influence importante sur Vatican II). Un livre puissant qui nous donne accès aux ressources des Pères de l'Église et montre que la vision catholique est entièrement sociale, solidaire et créationnelle: l'union de tout ce qui existe en Jésus-Christ, avec l'Église comme "creuset où s'inaugure la réconciliation universelle". De la théologie catholique à son meilleur (en fait, ce livre est la meilleure apologie pour le catholicisme que j'ai lue jusqu'à présent).
1- Dietrich Bonhoeffer, Le prix de la grâce (Delachaux et Niestlé, 1967 (1937))
Si De Lubac constitue du "catholicisme à son meilleur", Bonhoeffer c'est du "protestantisme à son meilleur". J'ai remédié en 2007 à ce qui faisait ma honte en tant que théologien: ne pas avoir lu Bonhoeffer. Voilà, c'est fait. Et je ne vais probablement plus arrêter de le lire...Ce livre, avec celui de De Lubac, m'a revigoré spirituellement en mettant l'accent sur l'obéissance au Christ; l'Esprit de Dieu s'en est servi pour me réveiller et me montrer qu'il me faut rechercher le Royaume avant tout, que je suis incorporé au corps de Christ et donc appelé à être temple de l'Esprit, que je suis libéré et adopté par Dieu, bref, des vérités fondamentales de la foi chrétienne qu'on oublie souvent dans notre recherche d'être "cool" et "chrétien" à la fois...

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Tuesday, February 26, 2008

Pourquoi faire de la théologie?

Voici un enseignement sur la question "pourquoi faire de la théologie" que j'ai donné dans le cadre des dimanches de formation de l'Église chrétienne Saint-Laurent.
Ma réflexion a été nourrie par les pensées de Marc Paré sur le sujet et les dix propositions sur "être un théologien" par Kim Fabricius.

1. Le but de la théologie est de former des disciples du Christ libres (Gal 5). Libre, c'est-à-dire être réfléchit, avoir du discernement, avoir le courage de suivre le Christ plutôt que les modes de notre époque, être vertueux et généreux, s’exercer à la piété, être sages, être ouvert aux autres.

2. Le but de l’enseignement de la théologie n’est pas de donner des « trucs » ou des « techniques » pour faire « grandir l’Église »; ce qui importe est que l’Église soit fidèle au Christ, recherche le Royaume de Dieu et soit dirigée par l’Esprit, et la quantité de personnes nous sera donné par surcroît. C’est mettre la charrue devant les bœufs que de vouloir faire croître l’Église avant de s’assurer de donner une formation solide à la fois aux leaders et à l’ensemble du peuple de Dieu. Nous devons être capable de discerner si notre action et nos discours sont vraiment chrétiens, et en cela les théologiens, les docteurs de l’Église, sont là pour nous aider, car ils ont une largeur de vue qui vient :
d’une connaissance approfondie de la Bible et de son contexte (biblistes);
de l’histoire de l’Église jusqu’à présent – importante pour apprendre des erreurs de nos ancêtres dans la foi (historiens de l’Église);
de la situation contemporaine dans laquelle s’insère le discours sur Dieu (théologiens systématiques);
des liens entre notre expérience de Dieu et nos représentations que nous nous faisons de Lui (théologiens pratiques);
Des liens entre la connaissance humaine et la révélation de Dieu (théologiens philosophiques, apologètes)

3. La Parole nous dit que « le salut est dans le grand nombre de conseillers ». Or, plus on lit les docteurs de l’Église, les textes des leaders d’église, les témoignages de chrétiens exemplaires, et bien entendu plus on écoute des chrétiens vivants qui sont sages et expérimentés dans la foi, plus on est entouré de « conseillers ». La Parole nous dit aussi que si on se tient avec des sages on devient nous-mêmes sages.

4. J’ajouterais aussi l’importance de lire les grands critiques modernes et anciens de l’Église (par ex, Freud, Marx, Nietzsche) afin de purifier notre foi de ce qui est scandaleux (chrétiens exploiteurs, chrétiens remplis de ressentiment envers la vie et les autres, chrétiens qui ne font pas de différence entre Dieu et leurs représentations de Dieu (= idolâtrie)).

5. Ce que nous apprenons lorsque nous étudions la parole de Dieu nous donne des outils pour mieux comprendre et apprécier la grandeur de Dieu et sa relation au monde. Un pasteur ou un enseignant sans connaissances est comme un ouvrier sans outils : il ne peut rien construire de valable.

6. La théologie sert à examiner l’enseignement de l’Église afin de s’assurer qu’il est porteur de paroles de vie et non de paroles vides, ignorantes, légalistes.

7. La théologie ne doit pas dire à l’Église ce qu’elle veut entendre : elle doit demeurer prophétique. Une critique constructive est toujours utile afin de faire progresser l’Église dans la sanctification. D’un autre côté, l’Église doit exhorter les théologiens qui s’éloignent de la vie de l’Église. Bref, l’Église ne doit pas instrumentaliser la théologie pour en faire de la propagande pour une dénomination; d’un autre côté, la théologie ne doit pas s’éloigner de l’Église universelle mais être à son service (et elle ne peut être au service de l’Église qu’en étant libre dans sa capacité de nous aider à penser à propos de Dieu).

8. La théologie est reliée de manière indissociable à la vie spirituelle. Une définition ancienne de la théologie la définit comme étant la foi en quête d’intelligence. Sans foi, pas d’intelligence; sans intelligence, foi aveugle et immature (Héb 5,11-14).

9. La théologie est humaniste : Dieu a tant aimé l’humanité, même chose pour le théologien : il recherche le bien-être de la cité dans tous ces aspects (Jér 29,13), Dieu étant le créateur de tous. La gloire de Dieu est un homme vivant (Irénée). Mépriser l’être humain, c’est mépriser Dieu, car l’homme est à l’image de Dieu.

10. Le théologien doit être une exégète/interprète autant du texte biblique que du contexte actuel. Pour parler de Dieu de manière compréhensible aujourd’hui, il faut comprendre les préoccupations de nos contemporains (autant les lettrés que les gens de la rue). Voir Ac 17, où Paul utilise des mots compréhensibles par les gens de son époque : il est donc un véritable pédagogue, qui part de ce que les gens savent de Dieu et les mène petit à petit au Christ.

11. Le théologien est un "bricoleur" (Fabricius); il utilise tout ce qui existe comme matériel pour articuler sa théologie (romans, poèmes, films, textes scientifiques, textes philosophiques, etc.); en effet, le monde est rempli de la grandeur de Dieu (Hopkins) et toute vérité vient du Créateur.

12. Tout croyant est un théologien amateur, puisque nous avons tous une compréhension des choses de Dieu. La question est : aurons-nous une pensée riche ou une pensée pauvre? La théologie a pour objectif de nous aider à développer une pensée riche. Paradoxe : plus on est « savant », plus on sait que notre savoir est limité et donc ouverts à savoir plus (donc « enseignables »), car on voit la complexité du monde et de Dieu (ne remarquez-vous pas que les ti-joe connaissants sont souvent des ignorants qui se complaisent – et même parfois se glorifient - de leur ignorance?). Notre savoir fait donc place à l’adoration d’un Dieu si grand qui dépasse notre compréhension limitée.

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Tuesday, January 22, 2008

Très intelligent...

Alors que 50% des étudiants au doctorat ne terminent pas leurs études à cause, entre autres, du manque de soutien financier, l'Université de Montréal a eu la brillante idée d'augmenter de 570$ les frais afférents (services aux étudiants et autres frais de gestion) pour l'année 2008-2009! La fédération étudiante de l'Université, la FAECUM a critiqué avec raison cette hausse injustifiée. Quelles actions vont être entreprises pour tenter de remédier à la situation?
Personnellement je dois dire que je ne peux assumer une telle hausse, je suis déjà à la gorge, comme plusieurs autres étudiantEs d'ailleurs. Je reçois un prêt qui me permet de payer mes frais de scolarité mais guère plus; rien ou presque pour ma subsistence (on le sait ben, un étudiant ça vit 10 dans un 1 et demi et ça mange du Kraft Dinner...). Dire qu'on me donnerait des bourses d'Emploi-Québec si je faisais un DEP (diplôme d'études professionnelles)...Bref, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que le travail intellectuel soit valorisé au Québec (et également l'enseignement, avec ses salaires ridicules).
Cette autre manifestation de capitalisme sauvage me rappelle l'ouvrage de George Orwell, 1984: "une botte qui écrase le visage" des pauvres, des vulnérables et des exclus, voilà l'avenir que veulent nous donner nos dirigeants économiques, politiques et universitaires actuels au nom des idoles de la "compétitivité" et de la "liberté" (qui équivaut à "liberté d'exploiter")...

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Friday, January 11, 2008

Livres préférés de 2007 - 10e et 9e position

Comme vous avez pu le constater, je n'ai pas publié beaucoup depuis quelque temps (et ce qui a été publié était surtout de la pub...). J'ai pris des vacances de mon ordinateur durant le temps des Fêtes car il me rappelait trop le travail...
Je compte recommencer à publier régulièrement (au minimum une fois par semaine). Aussi, si quelqu'un veux écrire un billet en tant qu'invité sur mon blogue, vous êtes le bienvenu, surtout si vous écrivez à propos de la théologie, des Églises ou du contexte économique, politique et social actuel. Vous pouvez m'envoyer votre texte à mon adresse courriel: steverobitaille777@hotmail.com
Durant les prochaines semaines, je compte écrire à propos des sujets suivants: l'importance de l'éducation théologique, mes impressions de la théologie de Milbank, Yoder et Hauerwas, l'Église publique, le nouveau cours d'éthique et culture religieuse dans les écoles secondaires, l'impérialisme, le docétisme évangélique et la liberté chrétienne, ce que j'ai appris de Platon, Kant, Marx et Nietzsche, l'ecclésiologie anabaptiste et catholique, etc.
En terminant, voici deux des dix livres que j'ai lu en 2007 (mais qui n'ont pas mécessairement été publiés en 2007) qui ont eu le plus d'impact sur ma pensée (en ordre décroissant):
10- Brian J.Walsh et Sylvia Keesmaat, Colossians Remixed: Subverting Empire (InterVarsity Press, 2004)
Ce livre se veut une exégèse contextuelle (ou actualisée) du message de l'épître aux Colossiens dans le contexte présent de mondialisation et de "postmodernisme". Le N.T. est pas mal plus radical et actuel qu'on le pense souvent: être disciple du Christ signifie 1) un rejet du rêve américain impérialiste (et donc de l'évangile de la prospérité prêché dans plusieurs églises évangéliques actuellement) qui veut coloniser notre imaginaire et 2) une manière de vivre alternative qui est marquée par l'annonce d'une réelle libération pour les exploités et les exclus ainsi qu'une incarnation communautaire de cette bonne nouvelle. Particulièrement intéressant dans ce livre est la paraphrase actualisée que les auteurs font de Colossiens (voir p.85-89, qui reprend Col 1,15-20).
Je retiens de cet ouvrage qu'il m'a amené à développer davantage mon intérêt pour les Pères de l'Église et la tradition ecclésiale en général. L'auteur, étant baptiste, connaît bien la méfiance des évangéliques pour la tradition de l'Église. Il a réussit à me convaincre que le meilleur moyen de renouveler notre pensée théologique et notre vie d'église se situe dans un ancrage plus solide dans la grande tradition de l'Église (particulièrement celle des premiers siècles et des conciles oecuméniques). Lorsque l'Église perd son ancrage historique, elle tombe davantage dans l'hérésie, le sectarisme et l'adoption naïve des modes intellectuelles de l'époque. L'auteur déconstruit également le mythe de la "chute de l'Église" avec Constantin qui est très prisé par Yoder, Hauerwas et l'ensemble de la tradition des Églises libres.
Prochain billet: 8e et 7e position

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Wednesday, December 12, 2007

À propos des "nouveaux athées": Dawkins, Hitchins, Harris

Il y a en ce moment, dans le monde anglo-saxon, une réaction athée à la droite religieuse chrétienne et à la résurgence de la religion dans l'espace public. Pour vous familiariser sur le sujet, je vous invite à lire les textes suivants, à la fois brillant et bien écrits (surtout celui de Eagleton, un professeur de littérature réputé), et qui démontre l'ignorance crasse que les nouveaux athées ont de la foi chrétienne et des autres religions (et montre l'importance de faire connaître les différentes religions, et particulièrement la foi chrétienne, majoritaire en Occident, dans les écoles):
- D'abord, le texte de Terry Eagleton dans le London Review of Books. La première phrase donne le ton au reste de son article: "Imagine someone holding forth on biology whose only knowledge of the subject is the Book of British Birds, and you have a rough idea of what it feels like to read Richard Dawkins on theology"!
- Ensuite, celui de l'historien Eugene McCarraher, qui a commenté le livre de Christopher Hitchins et a intitulé son compte-rendu This book is not good, un clin d'oeil ironique et un tantinet méchant au titre du livre de Hutchins (God is not great);
- Finalement, dix propositions sur le sujet, du toujours intéressant Kim Fabricius

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Wednesday, November 21, 2007

Lancement du nouveau Scriptura: Nouvelle Série

Une autre pub :)

Lancement du volume 9/1 de Scriptura : Nouvelle série doublé d'une activité de l'AÉTSRUM

LE SUICIDE : CANCER DE L'ÂME OU COURAGE DE LA DÉCISION ?
Conférences et table-ronde pour affronter lucidementla problématique et pour célébrer la vie
Toute l'équipe de Scriptura : Nouvelle série et toute l'équipe de l'exécutif de l'AÉTSRUM unissent leurs forces pour s'attaquer à la question du suicideen abordant ce sujet souvent tabou et en célébrant la vie.
Au menu :
-Conférence de Francine Gratton, professeure à la Faculté de sciences infirmières de l'Université, sur les suicides d'être des jeunes québécois.
-Conférence de Francis Daoust, étudiant au doctorat en études bibliques à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Montréal, sur le récit du suicide de Judas dans l'évangile de Matthieu.
-Table-ronde avec Andrée-Anne Provencal, étudiante au doctorat en psychologie à l'UQAM et bénévole de Jeunesse J'écoute, et avec Jean Girard, prêtre catholique, qui a développé au cours des années une spécialisation dans la présidence des messes pour les personnes suicidées et leurs proches.
-Repas, breuvages et célébration de la vie entre amis et collègues.
Ce lancement-rencontre aura lieu le jeudi 22 novembre à 17h30 au local 622 du 3333 Queen-Mary.

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