Livres préférés de 2007 - 10e et 9e position
Comme vous avez pu le constater, je n'ai pas publié beaucoup depuis quelque temps (et ce qui a été publié était surtout de la pub...). J'ai pris des vacances de mon ordinateur durant le temps des Fêtes car il me rappelait trop le travail...
Je compte recommencer à publier régulièrement (au minimum une fois par semaine). Aussi, si quelqu'un veux écrire un billet en tant qu'invité sur mon blogue, vous êtes le bienvenu, surtout si vous écrivez à propos de la théologie, des Églises ou du contexte économique, politique et social actuel. Vous pouvez m'envoyer votre texte à mon adresse courriel: steverobitaille777@hotmail.com
Durant les prochaines semaines, je compte écrire à propos des sujets suivants: l'importance de l'éducation théologique, mes impressions de la théologie de Milbank, Yoder et Hauerwas, l'Église publique, le nouveau cours d'éthique et culture religieuse dans les écoles secondaires, l'impérialisme, le docétisme évangélique et la liberté chrétienne, ce que j'ai appris de Platon, Kant, Marx et Nietzsche, l'ecclésiologie anabaptiste et catholique, etc.
En terminant, voici deux des dix livres que j'ai lu en 2007 (mais qui n'ont pas mécessairement été publiés en 2007) qui ont eu le plus d'impact sur ma pensée (en ordre décroissant):
10- Brian J.Walsh et Sylvia Keesmaat, Colossians Remixed: Subverting Empire (InterVarsity Press, 2004)
Ce livre se veut une exégèse contextuelle (ou actualisée) du message de l'épître aux Colossiens dans le contexte présent de mondialisation et de "postmodernisme". Le N.T. est pas mal plus radical et actuel qu'on le pense souvent: être disciple du Christ signifie 1) un rejet du rêve américain impérialiste (et donc de l'évangile de la prospérité prêché dans plusieurs églises évangéliques actuellement) qui veut coloniser notre imaginaire et 2) une manière de vivre alternative qui est marquée par l'annonce d'une réelle libération pour les exploités et les exclus ainsi qu'une incarnation communautaire de cette bonne nouvelle. Particulièrement intéressant dans ce livre est la paraphrase actualisée que les auteurs font de Colossiens (voir p.85-89, qui reprend Col 1,15-20).
9- D.H.Williams, Retrieving the Tradition and Renewing Evangelicalism: A Primer for Suspicious Protestants (Eerdmans, 1999)
Je retiens de cet ouvrage qu'il m'a amené à développer davantage mon intérêt pour les Pères de l'Église et la tradition ecclésiale en général. L'auteur, étant baptiste, connaît bien la méfiance des évangéliques pour la tradition de l'Église. Il a réussit à me convaincre que le meilleur moyen de renouveler notre pensée théologique et notre vie d'église se situe dans un ancrage plus solide dans la grande tradition de l'Église (particulièrement celle des premiers siècles et des conciles oecuméniques). Lorsque l'Église perd son ancrage historique, elle tombe davantage dans l'hérésie, le sectarisme et l'adoption naïve des modes intellectuelles de l'époque. L'auteur déconstruit également le mythe de la "chute de l'Église" avec Constantin qui est très prisé par Yoder, Hauerwas et l'ensemble de la tradition des Églises libres.
Prochain billet: 8e et 7e position


0 Comments:
Post a Comment
<< Home